Sirat : quand le cinéma devient transe
Une rave dans le désert marocain, un père et son fils en quête d’une fille disparue, et soudain… plus rien n’a vraiment de sens. Bienvenue dans Sirat, le nouveau film d’Óliver Laxe — une expérience cinématographique qui divise, et c’est peut-être là toute sa force.
Dans le podcast, le film a clairement provoqué le débat. D’un côté, une œuvre sensorielle et hypnotique, qui transforme la musique techno en véritable moteur du récit. De l’autre, un film plus déroutant, parfois frustrant, qui demande au spectateur d’accepter de lâcher prise face à une narration volontairement mystérieuse.
Un film qui se mérite
Difficile de parler de Sirat sans trop en révéler, tant le film repose sur ses "surprises" et ses zones d’ombre. On y suit un road movie étrange : un père et son fils traversent le désert à la recherche d’une jeune fille disparue. Mais peu à peu, la quête initiale se transforme.
Le film glisse alors vers autre chose : une méditation sur le deuil, la spiritualité et la frontière entre le monde des vivants et celui de l’au-delà. Le titre lui-même, Sirat, renvoie à ce pont mythique reliant l’enfer et le paradis - une idée qui plane sur toute l’œuvre.
Visuellement, le film est superbe. La photographie capte la beauté brute du désert, les acteurs - dont Sergi López - sont habités, et la bande-son signée Kangding Ray martèle le film comme une pulsation constante.
Mais Sirat n’est clairement pas un film à consommer comme les autres,il faut accepter de s’y perdre, d’embrasser l’étrangeté, et parfois même l’absurde.
Alors, verdict ?
Une chose est sûre : Sirat est une expérience; qu’elle vous fascine ou qu’elle vous laisse perplexe, elle ne vous laissera probablement pas indifférent.
Notre conseil : évitez la bande-annonce, laissez-vous surprendre, et surtout… voyez-le en salle.


