Hors-série CACHE : 01/03/26 16h52

Nanarathon : quand le cinéma devient (in)volontairement hilarant

Imaginez : trois films, trois univers, une seule mission. Non, ce n’est pas le pitch d’un blockbuster estival, mais bien le défi qu'on s’est lancé dans ce hors-série spécial. L’objectif ? Enchaîner trois nanars d’affilée, sans filet, pour le meilleur… et surtout pour le pire. Spoiler alert : on a survécu. À peinnnnne.

Publié le 28 août 2025
Y'a du nanar dans la bobine !

Au programme de ce marathon de la honte cinématographique : Kalidor, Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück et Samurai Cop. Trois films, trois époques, trois façons de rater un film avec une application presque admirable. Et si vous pensez que “nanar” est un terme trop indulgent, attendez d’entendre les réactions dans l’épisode. Entre fous rires incontrôlables, désespoir sincère et moments de pure incompréhension, c’est un voyage au bout de l’absurde.

Y'a du nanar dans la bobine !
© 1991 Hollywood Royal Pictures

Pourquoi regarder des nanars ?

On peut légitimement se demander : pourquoi infliger ça à son cerveau ?

La réponse est simple : parce que c’est drôle. Pas drôle comme une comédie calibrée. Drôle comme un accident au ralenti dont on ne peut pas détourner les yeux. Les nanars, c’est cette zone étrange où tout déraille : dialogues improbables, perruques récalcitrantes, faux raccords flagrants et effets spéciaux qui semblent bricolés un dimanche pluvieux.

Et puis il y a quelque chose de profondément libérateur là-dedans. Voir un film qui rate presque tout rappelle que le cinéma reste un terrain de jeu. Parfois maladroit. Parfois catastrophique. Mais toujours vivant. Et souvent, les meilleurs souvenirs naissent justement de ces ratages spectaculaires.

Ce qu’on en a retenu

Dans cet épisode, pas de filtre et pas de posture critique. On oscille entre l’hilarité et l’épuisement, entre fascination sincère et envie d’éteindre la télévision.

Dans Kalidor, Arnold Schwarzenegger semble presque jouer les seconds couteaux dans une aventure héroïque qui peine à décoller.

Dans Samurai Cop, les perruques ont parfois plus de présence que les personnages.

Quant à Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück, c’est une autre forme de chaos, plus absurde, plus hexagonal, mais tout aussi déroutant.

Verdict à chaud ? Une expérience qu’on ne refera peut-être pas tout de suite… mais qu’on ne regrette pas non plus. Parce qu’après un vrai nanar, même un “mauvais film” paraît soudain très respectable.

Faut-il les regarder ?

La réponse courte : oui.

Mais jamais seul.

Un nanar se partage. Il se commente. Il se démonte avec affection. Idéalement avec des amis, un peu d’autodérision et un esprit joueur.

Quelques conseils si vous tentez de reproduire l’expérience chez vous :

  • Ne cherchez pas de cohérence. Elle n’est pas invitée.
  • Transformez la séance en jeu : comptez les faux raccords, les dialogues absurdes ou les scènes inexplicablement longues.
  • Évitez les séances solitaires à minuit : l’ennui ou l’hallucination vous guettent.

Ces films sont objectivement ratés. Mais c’est précisément ce qui les rend mémorables.

Le nanar, un art involontaire ?

Peut-on rater quelque chose avec autant de conviction et frôler malgré tout une forme d’art involontaire ? La question traverse l’épisode.

Officiellement, la réponse reste non.

Officieusement… le doute subsiste.

Un nanar, c’est un accident cinématographique fascinant. On grimace, on rit, on soupire - mais on regarde jusqu’au bout. Et parfois, on en ressort avec des anecdotes plus savoureuses que celles laissées par des films bien plus “réussis”.

Si l’envie vous prend de vivre une expérience cinématographique unique (et légèrement traumatisante), cet épisode est fait pour vous.

Et souvenez-vous : le pire film n’est peut-être pas celui qui est raté… Oui c'est profond.

Mots clés :
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