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It Comes at Night — la méfiance comme dernier virus

Imagine : tu es tranquillement blotti dans ton canapé, un plaid sur les genoux, un bol de pop-corn à portée de main. Dehors, il fait un temps à ne pas mettre un survivaliste dehors (même pas un survivaliste en pyjama licorne). Et là, tu lances It Comes At Night. Spoiler alert : la nuit va tomber,p>Mais pas n’importe quelle nuit. Non, non. Une nuit qui sent le virus mystérieux, la cabane en bois qui grince plus qu’une porte de château hanté, et deux familles qui se regardent en chiens de faïence. Ou plutôt, en chiens de faïence avec un vrai chien qui, lui, ne demande qu’à faire des câlins à tout le monde. Parce que oui, dans ce film, il y a un chien. Et si tu es comme Manu, tu vas passer ton temps à te demander si ce pauvre Stanley va finir en steak haché ou en tapis de salon.

Publié le 22 mai 2025
It Comes at Night — la méfiance comme dernier virus

Un film qui te colle des frissons… et des questions

Sorti en 2017, It Comes At Night est un de ces films qui te font te demander si le réalisateur n’a pas piraté tes cauchemars d’adolescent. Un virus ? Check. Une famille qui survit en mode "on a vu The Walking Dead, on sait comment faire" ? Check. Une autre famille qui débarque et qui sent le roussi à plein nez ? Double check.

Sauf que… ce n’est pas un film de zombies. Ni un film de monstres. Ni même un film où tu vas hurler de peur en renversant ton bol de pop-corn (même si, avouons-le, tu vas sursauter deux ou trois fois). Non, It Comes At Night, c’est un film sur la peur de l’autre. Et pas besoin d’être un survivaliste en pleine apocalypse pour comprendre ça. Un petit coup d’œil à ton fil Twitter pendant le Covid, et hop, tu as tout compris.

Manu et Cédric, nos deux compères cinéphiles, en ont parlé avec passion (et un brin de mauvaise foi, comme d’hab). Et ce qui ressort, c’est que ce film est une claque visuelle : des plans magnifiques, une caméra qui danse comme si elle avait bu trois expressos, et une ambiance qui te colle des frissons dans le dos. Mais c’est aussi un film qui, selon eux, manque un peu de subtilité. Un peu comme si le réalisateur avait crié "REGARDEZ COMME JE SUIS PROFOND" au lieu de te laisser découvrir les choses par toi-même.

Shining, La Nuit des Morts-Vivants… et un chien qui s’appelle Stanley

Si tu es un peu cinéphile, tu vas te dire : "Attends, ça me rappelle quelque chose…". Et tu auras raison. Parce It Comes At Night est un peu le cousin éloigné de Shining (la maison qui fait peur, le père qui vrille, le labyrinthe qui te donne envie de pleurer) et de La Nuit des Morts-Vivants (des gens qui se regardent en se demandant qui va manger qui en premier).

Et puis, il y a ce chien. Stanley. Un chien blanc, pur, innocent… et qui s’appelle Stanley. Comme Kubrick. Coïncidence ? Bien sûr que non. C’est un hommage, un clin d’œil, une façon de dire : "Oui, je connais mes classiques, merci". Et si tu es comme Cédric, tu vas voir dans ce chien une métaphore de l’innocence qui se fait broyer par la paranoïa humaine. Si tu es comme Manu, tu vas juste prier pour qu’il ne meure pas (spoiler : il meurt. Désolé).

It Comes at Night — la méfiance comme dernier virus
© 2017 A24

Alors, on regarde ou on fuit ?

Si tu aimes les films qui te glacent le sang sans te montrer des litres de ketchup, It Comes At Night est fait pour toi. Si tu aimes les histoires qui te font réfléchir sur la nature humaine (et sur pourquoi ton voisin a acheté 50 rouleaux de papier toilette en 2020), ce film est aussi fait pour toi. En revanche, si tu cherches un film d’horreur classique avec des jumpscares et des monstres qui sortent des placards, passe ton chemin.

Et si jamais tu sors de ce film en te disant : "Bon, ben moi, je reste dans ma cave avec mes conserves et mon chien", sache une chose : le vrai danger, ce n’est pas ce qui vient de la nuit. C’est ce qui vient de la journée, quand tu réalises que ton voisin a une tronçonneuse et un sourire un peu trop large.

Le mot de la fin (et celui du chien)

Manu et Cédric ont adoré certains aspects du film (la réalisation, les acteurs, l’ambiance) et un peu moins d’autres (le côté "trop évident", le manque de subtilité). Mais une chose est sûre : It Comes At Night est un film qui marque. Et pas seulement parce que tu vas passer les trois jours suivants à sursauter chaque fois que ton chat fait tomber un vase.

Alors, prêt à affronter la nuit ? N’oublie pas d’allumer ta veilleuse… et de faire un câlin à ton chien.

PS : Si tu veux un film qui te mette encore plus mal à l’aise, Manu te conseille Speak No Evil. Mais attention, après ça, tu vas regarder ton beau-frère avec des yeux de serial killer.

PPS : Et si tu veux un film qui te fasse pleurer comme un bébé, Cédric te conseille The Waves, du même réalisateur. Parce que oui, Trey Edward Shults est un peu le roi des émotions qui te retournent le cerveau.

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