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Braindead — l’apocalypse zombie la plus délirante jamais filmée

Imaginez un film où une mère possessive se transforme en zombie après une morsure de singe-rat de Sumatra. Où un fils timide tente désespérément de garder les apparences en nourrissant sa famille de morts-vivants à la purée. Où une tondeuse à gazon devient l’arme ultime contre une horde de créatures en décomposition. Non, ce n’est pas le scénario d’un cauchemar éveillé de Cédric après un repas trop arrosé – c’est Braindead, le troisième film de Peter Jackson, sorti en 1992. Et si vous pensiez que le réalisateur du Seigneur des Anneaux n’avait jamais fait que des films en costumes médiévaux, accrochez-vous : ce petit bijou de gore et d’humour noir va vous retourner le cerveau… et l’estomac.

Publié le 19 juin 2025
Braindead — l’apocalypse zombie la plus délirante jamais filmée

Dans le dernier épisode de Y’a du bruit dans la bobine, Manu et Cédric se sont plongés dans ce film culte, entre éclats de rire et grimaces de dégoût. Spoiler : Manu, qui n’avait jamais vu le film, a été surpris. Très surpris. Et pas seulement parce que la version française est… disons, particulière.

Braindead, ou l’art de transformer une mère castratrice en zombie

L’histoire ? Lionel, un jeune homme timide et maladroit, vit sous la coupe d’une mère étouffante dans une petite ville néo-zélandaise des années 50. Quand cette dernière se fait mordre par un singe-rat de Sumatra (oui, ça existe… enfin, presque), elle se transforme en zombie et commence à contaminer tout le voisinage. Pour Lionel, c’est le début d’un cauchemar absurde, sanglant et hilarant, où il va devoir gérer une famille de morts-vivants tout en essayant de séduire la belle Paquita.

Si le pitch peut sembler classique pour un film de zombies, Braindead se distingue par son ton résolument déjanté. Ici, pas de tension psychologique ou de réflexion métaphysique sur la condition humaine : on est dans du gore assumé, du burlesque poussé à l’extrême, et des scènes qui oscillent entre le cartoon et le film d’horreur. Comme le dit si bien Manu: « C’est une comédie avant d’être un film d’horreur. »

Un hommage au cinéma bis et aux effets spéciaux maison

Si Braindead est aujourd’hui considéré comme un film culte, c’est aussi parce qu’il rend hommage à toute une tradition du cinéma bis et des effets spéciaux artisanaux. Peter Jackson, qui n’avait que 3 millions de dollars de budget (une misère pour un film d’horreur), a dû faire preuve d’une ingéniosité folle pour créer des scènes gore et déjantées.

Le résultat ? Des zombies qui se font couper en deux, des intestins qui courent après les personnages, et des têtes qui roulent comme des ballons de baudruche. Comme le souligne Cédric, « c’est un film de sales gosses » – le genre de film où on sent que l’équipe s’est amusée comme des fous, sans se prendre au sérieux.

Et c’est là que réside le génie de Jackson : avec très peu de moyens, il a réussi à créer un film bourré d’idées, où chaque plan est une surprise. Que ce soit un zombie avec un nain de jardin planté dans le cou ou un personnage qui se fait dévorer par des entrailles, Braindead ne recule devant rien. Et c’est précisément ce qui le rend si unique.

Braindead — l’apocalypse zombie la plus délirante jamais filmée
© 1992 WingNut Films

Une comédie horrifique qui cache une critique sociale

Derrière son apparence de film gore et absurde, Braindead cache une critique sociale assez fine. Le film aborde des thèmes comme la famille étouffante, la pression sociale et la difficulté de grandir. Lionel, le héros, est un jeune homme timide qui vit sous la coupe d’une mère possessive – et quand cette dernière se transforme en zombie, il se retrouve coincé dans une situation encore plus absurde : il doit s’occuper d’elle, la nourrir, et même recréer une cellule familiale avec d’autres morts-vivants.

Pour Manu, cette partie du film est particulièrement touchante : « Lionel essaie de représenter quelque chose de normal, la normalité. Il se doit de montrer qu’il n’y a pas de problème, que tout se passe bien. » Une critique subtile de la pression sociale et des conventions bourgeoises, qui donne une profondeur inattendue à ce film par ailleurs très drôle.

Un film qui a inspiré toute une génération de cinéastes

Si Braindead est aujourd’hui considéré comme un classique, c’est aussi parce qu’il a influencé toute une génération de cinéastes. Edgar Wright, le réalisateur de Shaun of the Dead, a souvent cité le film comme une source d’inspiration. Et pour cause : les deux films partagent une même approche de l’horreur, mêlant gore et humour noir.

Comme le souligne Manu, « il y a une vraie filiation entre Braindead et Shaun of the Dead ». Les deux films critiquent la société (la famille étouffante pour l’un, la routine métro-boulot-dodo pour l’autre) et mettent en scène des héros maladroits qui doivent affronter une invasion de zombies. Une preuve que le film de Jackson a marqué durablement le cinéma d’horreur.

Alors, prêt à plonger dans l’univers déjanté de Peter Jackson ? On vous laisse avec une dernière réplique culte de Braindead : « Au nom du Seigneur, je vous botte le cul. » À bientôt pour un nouvel épisode de Y’a du bruit dans la bobine !

Mots clés :
BraindeadPeter Jackson
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